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Le mobil-home que j'ai réservé pour les vacances dans un camping est en bordure d'une route très fréquentée alors que la brochure indiquait un lieu calme et paisible, quels sont mes droits ?

Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits. Ils doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi.

Le loueur de mobil-home doit donc fournir un bien conforme au contrat conclu.

Pour être conforme au contrat, le bien ou le service doit correspondre à la description donnée par le professionnel. Dès lors, le client lésé peut engager la responsabilité contractuelle du loueur.

Dans un premier temps, il est préférable de tenter de résoudre amiablement la situation en sollicitant par exemple un échange de mobil-home, une remise voire la résolution de la location.

Si la démarche n’aboutit pas ou que la solution proposée n’est pas satisfaisante, il faut envoyer au professionnel une mise en demeure de fournir le mobil-home convenu ou une réclamation indiquant l’indemnisation sollicitée. La mise en demeure ou la réclamation devra être envoyée par lettre recommandée avec demande d’avis de réception.

Pour une raison de preuve, il est important de prendre des photos, faire des vidéos et collecter des témoignages d’autres vacanciers.

Pour les litiges introduits à partir du 1er octobre 2023, et d'un montant n'excédant pas 5000 euros, il sera obligatoire de passer par une procédure de médiation conciliation ou procédure participative sous peine d'irrecevabilité de la demande contentieuse. Si le litige est supérieur à 5000 euros la procédure amiable n'est que facultative..Le client pourra donc saisir le médiateur de la consommation dont dépend le professionnel et en dernier recours le tribunal judiciaire.

Enfin, si la direction générale de la consommation, concurrence et répression des fraudes (DGCCRF) n’intervient pas pour régler les litiges contractuels, elle peut être saisie afin de faire cesser une pratique déloyale ou trompeuse.

Une pratique commerciale est trompeuse lorsqu’elle porte sur les caractéristiques essentielles d’un service et repose sur des allégations, indications ou présentations fausses ou de nature à induire en erreur. Les pratiques trompeuses sont en principe sanctionnées par une peine maximale de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.

Référence(s) juridique(s)

Articles 1103 et suivants du code civil.
Article 1231 du Code civil.
Article L121-2 et suivants du Code de la consommation.
Articles L212-1 et suivants du Code de la consommation.
Loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice .
Décret n° 2019-1333 du 11 décembre 2019 réformant la procédure civile

Publié par Wakam-PJ le - Dernière modification le 02/02/2026

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